Slovénie : un grand banquier à la tête du gouvernement ?
Au cours d'une conférence de presse dans la capitale slovène, Danilo Turk a déclaré hier que « Marko Voljc a donné son consentement à la condition de recevoir un large soutien de la part des partis politiques ». Une condition qui en l'état n'est pas acquise. Seul le millionnaire et maire de Ljubljana, Zoran Jankovic, s'est dit prêt à soutenir le banquier.
Zoran Jankovic est le leader du nouveau parti de centre gauche, Slovénie positive. Présentée au Parlement il y a une semaine, la candidature de l'édile au poste de Premier ministre avait été rejetée par les députés. Danilo Turk n'a pas manqué hier de louer les qualités de son nouveau choix : « C'est un homme qui jouit d'une bonne réputation, d'excellentes références et qui est capable de faire face aux difficultés et de résoudre les problèmes », a-t-il développé hier. Son profil de technocrate est susceptible de rassurer les investisseurs après la récente dégradation par l'agence Standard & Poor's de la note de la dette souveraine slovène. S&P menace de rabaisser ultérieurement sa note si le nouveau gouvernement n'adopte pas « un programme crédible de réformes, dont celles du marché du travail et du système des retraites ».
Les observateurs politiques slovènes estiment que le choix du président est risqué mais pas perdu d'avance. Contre Marko Voljc joue notamment le fait de ne jamais avoir été élu. Aussi, il n'est pas clair à ce stade s'il opterait pour un gouvernement de technocrates à l'image de l'Italien Mario Monti, ou politique. Pour le moment en tout cas, Marko Voljc conserve ses fonctions actuelles au sein de la banque, entretenant le doute sur ses intentions.




