07 septembre 2012

Nucléaire iranien : Israël et la "surprise d'octobre"!

 

Les tensions entre Israel et l'Iran ont franchit un palier supplémentaire depuis le 11/08 et les prises de position guerrière de Benjamin Netanyahou et Ehud Barak! 

" La surprise d'octobre" comme titré par "Le monde" est tout à fait plausible . Mais de surprise elle n' en aura que le nom, ces conséquences géopolitiques et économiques ( Prix du Baril) seront toutes autres! L'Iran a annoncé bloquer dans l'instant le détroit d'Ormuz!

Je rappelle que ce conflit doit servir de point de départ à la crise géopolitique majeur, au Choc des Civilisations entre l'Occident et le monde Musulman, afin de faire émerger du chaos, un  nouvel ordre mondial devant remplacé l'Ordre Judéo-Chrétien actuel.

Ce projet  de "New World Order"( souhaité par une élite mondialiste regroupée autour de  David Rockefeller, Rotschild, Henry Kissinger, Zbigniew Brzezinski entre autres), sera ainsi présenté comme la seule solution possible et viable. Comme  ce  fut déja le cas en Italie avec la nomination comme "dernière chance d' éviter la banqueroute" de Mario Monti (Président de la Commission Trilatérale zone euro-sphère politque de la construction de la gouvernance mondiale) sans participation électoral du peuple Italien.

 

Sly

 Source: http://www.lemonde.fr/

Par Natalie Nougayrède

 

En janvier 2009, quelques jours avant la passation de pouvoir à Washington, George Bush et Barack Obama se sont vus en tête à tête. Le premier a révélé au second l'existence d'un programme américain sans précédent de sabotage et d'attaques informatiques sur les sites nucléaires iraniens, appelé "Jeux olympiques". Il lui a conseillé de ne pas l'abandonner : "Ça peut faire la différence entre la guerre et la paix avec l'Iran."

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, lors d'une visite d'inspection d'une centrale au nord de Téhéran, le 15 février.Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, lors d'une visite d'inspection d'une centrale au nord de Téhéran, le 15 février. | AP/Anonymous

 

Barack Obama a hésité, puis a décidé de conserver cette opération clandestine de "cyberguerre", à laquelle étaient déjà associés les Israéliens, tout en menant de front sa politique de la "main tendue" à l'Iran et un effort – sans cesse accru, à partir de 2010 – de sanctions internationales et à caractère extraterritorial.

Au début de son mandat, quand il a été informé par les agences de renseignement américaines, Barack Obama a par ailleurs appris qu'un site iranien appelé Fordow, creusé dans une montagne sous 90 mètres de granit, près de la ville chiite religieuse de Qom, avait été détecté comme une source considérable d'inquiétudes : était-ce là que les Iraniens allaient éventuellement fabriquer, dans le secret et à l'abri des bombes, la matière fissile nécessaire à une arme atomique ?

Près de quatre ans plus tard, ces deux éléments – la guerre de l'ombre et la surveillance du site de Fordow, décrits par le livre Confront and Conceal, paru cette année, du journaliste du New York Times David Sanger, auquel ont parlé de nombreux responsables de l'administration américaine – forment une partie importante de la difficile équation à laquelle est confronté Barack Obama, sur un dossier qui continue, comme le disait George Bush, de poser la question de la guerre ou de la paix au Proche-Orient.

CAPACITÉS DE REPRÉSAILLES DE L'IRAN

Tout cela dans un contexte où les "interactions" de la crise syrienne sur l'imbroglio nucléaire sont analysées de manières diverses. D'un côté, Israël pourrait juger que les capacités de représailles de l'Iran en cas de frappes ont d'ores et déjà été diminuées, du fait de la mise hors jeu de l'allié syrien, en pleine guerre civile, et des calculs du Hezbollah, soucieux de ménager sa place politique au Liban. D'un autre côté, l'Iran, qui n'a jamais été aussi isolé sur la scène internationale et régionale, malgré le récent "show" du sommet des non-alignés organisé à Téhéran, pourrait tirer la conclusion que la course à la bombe représente décidément son seul viatique pour affirmer une puissance, et, en conséquence, l'accélérer.

Le dernier rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), diffusé fin août, a en tout cas conforté l'analyse faite par le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou : les sanctions internationales, en particulier l'embargo pétrolier, ont certes endommagé l'économie iranienne, mais "elles n'ont pas retardé" les travaux iraniens sur l'atome, a-t-il dit.

A Fordow, où l'uranium est enrichi à 20 %, un niveau proche des degrés militaires, le nombre de centrifugeuses a doublé, relève l'AIEA. "Bientôt, l'Iran sera en mesure de convertir son uranium à 20 % en uranium hautement enrichi [à 90 %, utilisable dans une bombe] en seulement quelques semaines", analyse l'expert Bruno Tertrais, de la Fondation pour la recherche stratégique, à Paris.

M. Nétanyahou a appelé, lundi 3 septembre, "la communauté internationale" à fixer une "ligne rouge claire" à l'Iran. L'équipe Obama semble peser le pour et le contre d'une sorte d'ultimatum à la République islamique : de quoi rassurer, sans doute, les Israéliens, mais qui lierait aussi les mains de l'administration, qui s'engagerait ainsi formellement à intervenir militairement une fois la "ligne rouge" franchie.

THÉORIE DE LA "ZONE D'IMMUNITÉ"

Les menaces de frappes israéliennes contre l'Iran sont chroniques et elles ont joué un rôle central dans l'accroissement des sanctions ces dernières années. Mais elles ont aussi gagné en intensité en 2012, en vertu de la théorie dite de la "zone d'immunité". En effet, l'avancée du programme iranien ne se mesure plus, côté israélien, en fonction des différents "seuils" technologiques atteints, mais en fonction de la capacité de l'Iran à poursuivre son programme dans un lieu hypersécurisé, en l'occurrence Fordow.

Les "faucons" israéliens calculeraient qu'une attaque aérienne conduite par l'Etat juif avant la présidentielle américaine du 6 novembre obligerait les Etats-Unis à s'en solidariser et à y prêter main-forte. Les analystes appellent cela le scénario de la "surprise d'octobre". M. Nétanyahou utilise le levier de la campagne américaine, en sachant que M. Obama a la hantise d'une action militaire qui ferait flamber les prix du pétrole.

Il ne manque pas de voix, en Israël, pour mettre en garde contre des frappes "en solo", en particulier celle du président Shimon Pérès, et d'une bonne partie des cadres chargés de la sécurité. Mais plus l'administration Obama fournira d'assurances à Israël, moins l'Etat juif ressentira le besoin de "régler" le problème seul, comme il l'avait fait en 1981 (bombardement du site d'Osirak en Irak) et en 2007 (destruction de celui d'Al-Kibar en Syrie).

DIPLOMATIE ET ACTIONS CLANDESTINES

Or les propos tenus, fin-août, par le chef d'état-major américain, Martin Dempsey, ont relancé les soupçons en Israël, où la confiance envers Barack Obama n'a jamais été très grande. Des frappes aériennes "retarderaient le programme nucléaire de l'Iran, mais ne le détruiraient pas", a dit le général, ajoutant : "Je ne voudrais pas être complice s'ils choisissent de le faire." Et de souligner que "la coalition internationale" exerçant des pressions sur l'Iran "pourrait se défaire, si l'Iran [était] attaqué de manière prématurée".

L'équipe Obama s'emploie, depuis, à multiplier les signaux de fermeté, tout en considérant qu'il reste encore du temps pour la diplomatie et les actions clandestines. Le New York Times rapporte qu'une amplification du programme "Jeux olympiques" est à l'étude. Les Etats-Unis dépêchent dans la région du Golfe de plus en plus de navires et d'équipements antimissile. Des manœuvres militaires sont prévues à la mi-septembre.

L'espoir d'une négociation de la dernière chance avec l'Iran, caressé par Washington, semble mal parti car l'AIEA a échoué, en août, dans ses tentatives de dialogue sur les aspects les plus opaques du programme nucléaire.



Commentaires sur Nucléaire iranien : Israël et la "surprise d'octobre"!

Nouveau commentaire