Film anti-islam : au Liban, Nasrallah électrise les manifestants
Le Choc de la civilisation, entre le monde Musulman et Occidentale est en marche, les braises de la haine sont attisées!
Sly
Source: http://www.leparisien.fr/
Publié le 17.09.2012, 07h37 | Mise à jour
Le film islamophobe «L'innocence des Musulmans»continue toujours d'attiser les tensions. Un manifestant grièvement blessé hier lors de violences à Karachi au Pakistan, est décédé ce lundi. Dans la matinée, un deuxième Pakistanais a perdu la vie et deux autres ont été blessés lors d'un échange de tirs avec des policiers.Dix-neuf personnes, dont l'ambassadeur des Etats-Unis en Libye, sont mortes au total dans le monde dans les violences liées à ce film amateur tourné il y a plus d'un an aux Etats-Unis, et dont un extrait de 14 minutes a été mis en ligne.
Des manifestations ont eu lieu en Afghanistan mais aussi au Liban, où fait extrêmement rare, Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, a fait une apparition publique.
En France, la manifestation devant l'ambassade américaine à Paris ce week-end, a fait l'objet d'une vive polémique entre la majorité et l'opposition. Jean-François Copé a demandé que «toute la lumière soit faite» dimanche soir sur TF1. Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre, a promis que le gouvernement fera «preuve de fermeté».
19h25. Guéant : «La police a bien réagi, Valls a eu raison». L'ex-ministre de l'Intérieur estime sur RTL que la police avait «bien réagi» lors de la manifestation samedi devant l'ambassade américaine. «Je sais d'expérience que c'est très difficile de savoir à l'avance comment un rassemblement somme toute limité va tourner», déclare-t-il. «Je crois que Manuel Valls a eu raison de dire que la manifestation était inacceptable», poursuit Claude Guéant. Cette manifestation «remet le projecteur sur une réalité française d'aujourd'hui, qu'il y a des groupes d'extréémistes musulmans et que nous devons être très attentifs à ces développements qui pourraient mettre à mal notre vivre ensemble», selon lui.
17h50. Le PS critique la la volonté de «polémiquer». Lors du point presse hebdomadaire du parti socialiste, David Assouline «regrette» que des manifestations, comme celle de samedi à Paris, puissent «s'imaginer en France», tout en critiquant la volonté de «polémiquer» sur ce sujet des concurrents à l'UMP Jean-François Copé et François Fillon. «Personne dans le pays ne doute de la fermeté et de la volonté de Manuel Valls (le ministre de l'Intérieur, Ndlr) d'être (...) clair» sur «l'impératif de laïcité», mais aussi d'être «pour le maintien de l'ordre public».
17h20. Les Etats-Unis déconseillent à leurs ressortissants d'aller au Liban. Washington a suspendu les autorisations pour les étudiants américains souhaitant aller étudier au Liban. Les Etats-Unis déconseillent à leurs ressortissants de se rendre dans ce pays.
17h10. La manifestation de Paris «n'était pas le fait de salafistes», d'après un spécialiste. Selon Samir Amghar, membre de l'Institut d'études de l'islam et des sociétés du monde musulman à Paris (IISMM-EHESS), «la manifestation devant l'ambassade des Etats-Unis n'était pas le fait de salafistes». Sur Lemonde.fr, il explique, qu'il «n'a pas trouvé d'appel à manifester sur les sites communautaires salafistes. A partir du moment où les gens portent une barbe et une djellaba, on parle de salafistes mais la grande majorité des manifestants de samedi étaient des musulmans lambda qui se sont réunis par le biais des réseaux sociaux».
17 heures. Le chef du Hezbollah libanais : le «début d'une mobilisation sérieuse». Plusieurs milliers de personnes sont rassemblées dans la banlieue sud de Beyrouth à l'appel du mouvement chiite libanais Hezbollah, selon le site de «l'Orient-Le Jour». Fait exceptionnel, son chef Hassan Nasrallah, s'est exprimé en public pendant une quinzaine de minutes. Du jamais-vu depuis 2008. Il s'agit; par ailleurs, de la cinquième apparition en public du dirigeant de cette puissante formation islamiste armée qui vit caché depuis la fin de la guerre de l'été 2006 entre Israël et le Hezbollah. «Il ne s'agit pas d'un mouvement passager ou d'un défoulement mais du début d'une mobilisation sérieuse qui doit se poursuivre à travers toute la nation islamique pour défendre le Prophète» Mahomet, a lancé le dirigeant. Son apparition a provoqué des scènes de délire. «Amérique, grand Satan, Israël, ennemi des musulmans», ont scandé les hommes, femmes et enfants dans les rues de Rweiss, un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah.
16h30. 30 manifestants interpellés en Azerbaïdjan après des heurts devant l'ambassade américaine. Une trentaine de manifestants ont été interpelléslors d'un rassemblement non autorisé contre un film anti-islam produit aux Etats-Unis. Plus d'une centaine de militants musulmans ont tenté de franchir le mur d'enceinte du bâtiment mais ont été repoussés par la police qui a fait usage de matraques.
16h10. Les hauts responsables de la sécurité à Benghazi limogés. Six jours après une attaque meurtrière contre le consulat américain à Benghazi ayant coûté la vie à l'ambassadeur des Etats-Unis, le ministère de l'Intérieur libyen a limogé deux hauts responsables de la sécurité : le vice-ministre en charge de la région Est, Wanis al-Charef, ainsi que le directeur de la Sûreté nationale, le général Hussein Bou Hmida.
15h45. L'ambassade des Etats-Unis reprend son activité après l'évacuation. Une centaine de ressortissants américains ont été évacués de Tunis après l'attaque vendredi de l'ambassade des Etats-Unis par des manifestants protestant contre un film islamophobe. Les employés ont repris leur poste lundi, mais le bâtiment restait fermé au public. 14h30. Manifestation à Ramallah en Cisjordanie. Des centaines de palestiniens manifestent contre le film islamophobe amateur produit aux Etats-Unis. «Ne touchez pas à notre prophète», scandent les manifestants lors d'un sit-in organisé à l'appel de l'Autorité des Waqfs (biens religieux). S'exprimant devant la foule, le ministre palestinien des Affaires religieuses, Mahmoud al Habbache, a appelé les Etats-Unis à présenter leurs excuses.
13h45. Pour Tony Blair, les réactions au film sont «dangereuses et erronées».L'ex Premier ministre anglais qualifie le film islamophobe qui a embrasé le monde musulman de «risible» mais aussi «d'insultant», ajoutant que la flambée de violences qu'il a suscitée lui semblait «très dangereuse et inappropriée».




